Ma première touche avec le marketing, pour aider à pécho

J’était encore en école d’ingé. Un collectif engagé voulait faire une campagne sur la cup menstruelle et j’accepte de donner un coup de main.

Le défi était de taille : Comment faire une campagne de com’ en école d’ingé (donc devant 90 % de mecs de 20 ans) sur les protections menstruelles ?

Il allait falloir être créative…

Quelques semaines après le lancement, je suis en soirée étudiante, sur un canapé un peu miteux, une éco-cup de l’integ à la main.

La nouvelle copine d’un camarade de promo s’approche et me glisse à l’oreille :

« Au fait, merci pour ta campagne. Tu sais que grâce à toi, que lors de notre deuxième date, mon copain m’a grave impressionnée. Il connaissait plein de trucs, l’éponge naturelle, les culottes, le flux instinctif… Un green flag de fou ce mec. »

J’ai ri.

Et j’ai compris que le marketing, c’était trouver le bon vaisseau pour transmettre des messages importants.

L'ingénieurie une bonne école mais pas pour la vente.

Quand je commence l’entrepreneuriat, je reste dans cette logique d’ingénieure : tu as un problème ? Voici la solution.

On me parle alors du « syndrome de l’experte ». Il faudrait jouer plus sur l’émotion, simplifier, appuyer sur les douleurs. J’essaie.

Et je rentre dans une traversée du désert : cette sensation de jouer un rôle. Des posts qui cochent les cases marketing mais qui sonnent génériques.

L'ingé qui fait du marketing

J’avais pas envie de cacher mon appétence pour la profondeur. Puisque c’est justement ce que venaient chercher mes clientes.

Alors j’ai pris une décision : oui, je vais faire du marketing parce que certains sujets méritent d’être plus visibles, mais à ma manière. En arrêtant de croire que je dois choisir entre la profondeur et la visibilité.

Je suis une ingénieure qui a dû se saisir du marketing pour donner de la portance à des sujets qui le méritaient.

Ce que je crois profondément

  • Faire du marketing, ce n’est pas apprendre à communiquer. C’est apprendre à vraiment écouter et trouver le bon véhicule pour ce qu’on a à dire.
    La R&D m’a appris ça bien avant le marketing.
  • On n’écoute pas les meilleurs dans leur domaine, mais ceux qui en parlent le mieux. Et ça, c’est l’injustice qui me donne envie de donner les outils du marketing et de la rhétorique à toutes les personnes brillantes qui m’entourent.

Hello, je suis mathilde jadaud !

  • J’ai développé mon propre dico que mes client·es connaissent bien : Le scratch, l’échelle de clarté, les portes, le pitch-pong… Je trouve ça plus clair et tangible que les vieux concepts marketing théorisé par les américains.
  • J’ai accompagné +50 entrepreneur·es en 3 ans sur leur stratégie marketing et j’interviens dans des incubateurs, administrations et programmes de formation pour former à la prise de parole qui déclenche l’action.
  • Dans une autre vie j’aurais fait du dessin de presse. À la place, je dessine des BD pour rendre le marketing plus sympa et plus clair.

     

  • J’ai vécu deux ans aux Pays-Bas et c’est là-bas que j’ai découvert l’entrepreneuriat, le marketing et les stroopwafels.

On bosse ensemble ?

Peut-être qu’aujourd’hui :

  • Vos client·es négocient vos tarifs et vous ne savez plus comment défendre votre valeur
  • Vous voulez monter en gamme mais vous ne savez pas par où commencer
  • Votre message sonne “comme les autres” et vous le sentez

La première étape pour voir si on peut travailler ensemble c’est l’audit de clarté.

Comme son nom l’indique, il a pour but de vous sortir rapidement du brouillard, il est gratuit et ne nous engage en rien.