
Je fais du coaching 1:1 avec présentiel quand tout le monde sort son SaaS
Mais vu les résultats je ne changerais ça pour rien au monde
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Le Scratch MarketingDévelopper votre réseau
Ou la théorie des liens faibles
Par Mathilde Jadaud · · 6 min de lecture
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avec ma voix · 10 min
En février, j’ai eu un gros coup de fatigue. J’ai fait un bilan sur moi-même, et je me suis rendu compte que j’en avais complètement ma claque des réseaux sociaux :
Alors je me suis demandé : suis-je vraaaaiment obligée de publier sur ces machines à contenu ? J’ai donc fait la liste de mes 20 dernières opportunités pro et regardé d’où elles venaient.
La conclusion, c’était que la plupart des personnes de mon réseau passent sur mes post/articles à un moment. Donc ils sont utiles.
Mais est-ce que les réseaux sociaux sont INDISPENSABLES, ou est-ce qu’ils soutiennent surtout des relations qui se développent ailleurs ?
Aujourd’hui, je te partage ce que mon ras-le-bol des réseaux m’a appris sur ce qui m’apporte réellement des opportunités.
Et comment des études sur les relations sociales ont validé les observations que je faisais dans mon business.
Dans mes recherches, je suis tombée sur cette étude de Granovetter, réalisée dans les années 70. Il explique que la plupart de vos opportunités professionnelles arrivent par ce qu’il appelle les “liens faibles” : les personnes que vous connaissez “vite fait”.
Et j’ai compris le vrai pourquoi dans cette vidéo de Fouloscopie sur youtube. Je vous résume l’idée. Il faut imaginer un réseau d’humains comme ceci :

On remarque qu’il est composé de différents petits groupes : C’est ce qui constitue les noyaux de relations.
C’est logique : nos proches se connaissent souvent aussi entre eux. On est dans la même ville, on côtoie les mêmes réseaux, on se recommande mutuellement…
Et puis certaines personnes plus rares, sont ce qu’on appelle des “hubs” (c’est les gros points que tu vois sur l’image). Ça veut dire qu’elles sont en contact avec plusieurs noyaux.
Donc pour trouver de nouvelles opportunités, il y a 2 choix :
Depuis l’été dernier je me donne l’objectif de faire les deux régulièrement.
Mais dis-moi, comment on les rencontre alors ces personnes hub ?
(Je suis en roleplay Jamy Gourmaud là)
Je lisais récemment une newsletter de Jay Acunzo où il explique qu’on entre dans la phase 3 du numérique : celui-ci va revenir à son rôle initial de soutien des relations en présentiel, plutôt que de chercher à les remplacer.
Personnellement, je pense que c’est aussi une réponse à la montée de l’IA sur les réseaux.
→ Quand vous voyez un contenu il devient de plus en plus difficile de savoir si il est véritable. Et je ne sais pas vous, mais perso, ça devient presque épuisant de douter. Preuve : j’ai désinstallé Insta et je ne vais plus beaucoup sur LinkedIn, à part pour mes quelques posts et mes DM.
Alors ça me paraît évident qu’en réponse à cette fulgurance de l’IA, on trouve agréable de se retrouver en vrai : dans des événements, des apéros, des masterminds, des séminaires, des salons…
Au moins, vous savez que la personne en face de vous, c’est bien elle qui vous parle, avec sa manière marrante de toujours dire “en vrai” en début de phrase et ses anecdotes sur le vétérinaire de son chien.
Le vrai problème, c’est qu’on a parfois la sensation que le présentiel demande plus d’énergie qu’il ne génère d’opportunités.
→ C’est logique car on a normalisé le fait de travailler ses contenus sur les réseaux sociaux, mais pas ses conversations. Alors on repart souvent des évènements un peu frustré·e avec notre paquet de cartes de visites dans la poche.
Tout le monde a déjà lu un article sur comment faire de bons hooks sur Linkedin. Peu de personne vous expliquent de comment elles préparent leurs sujets de conversations pour leur prochain événement (mise à part la fameuse phrase : J’aide les X à Y…)
On accepte la stratégie partout en ligne : retoucher un hook 10 fois, demander à ChatGPT une formulation, payer un copywriter pour écrire nos posts LinkedIn. Mais dès qu’il s’agit de l’oral, on prétend que tout devrait être spontané.
Alors on va accorder nos violons. Quand je dis “préparer vos conversations”, n’entendez pas :
✖️ Préparer des scripts tout prêts et robotiques à débiter.
✖️ Répéter en boucle votre phrase : j’aide les… à…
Préparer une conversation pro commence déjà par changer de chaussures.
La plupart des gens qui vont en événement réseau, se demandent :
Comment JE vais trouver des clients ? Comment faire pour qu’ils comprennent bien ce que JE fais ? Comment faire pour que JE me sente à l’aise ?
On pense depuis nos chaussures.
En empruntant les chaussures de l’autre, les questions changent :
C’est le point de départ de la préparation.
Quand je prépare un événement en amont, je m’assure de :
Concrètement, ça veut dire que j’ai avec moi :
✔️ Des anecdotes clientes sympa que je peux raconter sans avoir l’air de me la raconter (les preuves de crédibilité)
✔️ Des sujets que je peux lancer pour faire parler les gens sur des thématiques proches de mon business (les sujets machine à café, dont je parlerai dans une future édition)
✔️ Je sais quelle question je pose à qui pour relancer une discussion (j’ai travaillé mon Angle).
L’Angle, les preuves de crédibilité et les sujets machine à café, ce sont les fondements de mon travail en Session Flash avec mes client·s quand on prépare leurs événements.
Et puis ensuite, on ajoute la Spiiice ! Le truc en plus qui va faire qu’on se souvient de vous. J’avoue, c’est mon moment préféré quand on réfléchit sur cette partie. C’est là que la personnalité de mes coaché·es s’exprime vraiment :
Un jeu à proposer en événement, un défi, un objet à faire circuler…
Pour trouver la votre, je vous laisse repartir avec cette question :
Si vous osiez : qu’est-ce que vous pourriez faire de différent des autres qui ferait qu’on se souviendrait de vous à cet événement ? Un truc qui vous ressemble vraiment.
Et si vous avez besoin d’idées, venez discuter, j’en ai pas mal en stock because that’s my job finalement : qu’on se souvienne de vous dès la première conversation.
De plus en plus, le présentiel va venir soutenir votre présence en ligne, et les deux vont se nourrir. Mais travailler ses contenus sur les réseaux sociaux sans travailler ses conversations “en vrai”, c’est creuser le fossé entre les deux et passer à côté de la puissance des liens faibles.
Le but d’une conversation c’est que la personne reparte avec assez d’images et un bon feeling pour que lors de sa prochaine rencontre pro, elle se dise :“Ah mais attends, tu devrais parler à [votre prénom].”
Merci de m’avoir lu jusqu’ici, n’hésitez pas à me donner votre retour d’expérience sur comment vous préparer vos conversations avant un évènement. Je répond à chacun·e d’entre vous qui m’écrivez.




À bientôt !
Mathilde 🍋
Développer votre réseau

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