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Le Brain Fry de l'IA redéfinit ce pour quoi vos client·es sont prêts à payer (très) cher
Par Mathilde Jadaud · · 4 min de lecture
Il est en train de se passer un truc assez important dans le milieu de l’accompagnement en ligne.
Et ça concerne toutes les personnes qui vendent de l’accompagnement en plus de leurs livrables : graphiste, consultant·es, photographe, rédacteur·ices web, designer etc …


📌 Dans cet article :
Le Brain Fry : pourquoi l’IA a changé ce que tes client·es cherchent vraiment
Ce que “premium” veut dire en 2026
Les deux compétences qui vont valoir de plus en plus cher
Vous avez déjà brainstormé avec Claude, Chat GPT ou n’importe quel LLM ?
Parce que moi oui. Et votre client surement aussi.
Alors vous savez ce qui se passe : On veut simplement lui poser une petite question puis on se trouve embarqué dans une conversation qui dure des plombes, noyé sous les bullets point et les reformulations…
Ce moment-là a été théorisé récemment dans un article du Harvard Business Review : le Brain Fry. Quand le cerveau sature sous le poids des choix et des possibilités.
Récemment j’étais en journée d’immersion avec une cliente et on travaillait son parcours client pour ajuster son message sur son profil LinkedIn. Elle est consultante RSE alors, on pourrait croire que les PME s’adressent à elle quand ils ont besoin de rédiger leur rapport RSE et rester aux normes.
OH NON ! Quelle idée sooo 2017 !
Ils viennent vers elle quand ils n’EN PEUVENT PLUS des infos de ChatGPT.
Et qu’ils ne savent plus par quel bout prendre ce p*tain de rapport. Oui oui ils en sont là.
En plein Brain Fry.
Ils cherchent quelqu’un qui sait éteindre le bruit et filtrer pour eux les bonnes connaissances.
L’IA donne toujours plus. Elle ne s’arrête jamais. Elle challenge, reformule, propose dix angles, puis dix autres. Et à la fin te propose toujours autre chose sur lequel réfléchir.
La bonne nouvelle c’est que le premium en 2026, ce n’est pas avoir plus de connaissances que l’IA. C’est avoir le courage de faire des choix.
Pourquoi je parle de courage ?
Parce que c’est facile d’avoir plein d’offre, de sous-offres, de laisser son client personnaliser ses options, ses choix …
Mais on se souvient que notre client là, il est déjà en mode cerveau qui coule par terre à cause de la fatigue décisionnelle (c’est un vrai truc ! j’en parlerai un prochaine fois).
C’est beaucoup plus difficile de faire des choix pour notre client.
Ça nous demande :
Je vais vous avouer un truc.
Il y a quelques mois j’ai proposé à mes client·es de mettre en place une grande bibliothèque où ils et elles pourraient retrouver touuuutes les ressources que je donne dans l’accompagnement.
(Je partage souvent des pages d’exercices interactives selon le sujet travaillé : structure de l’offre, création des concepts signatures, refonte des profils réseaux sociaux …)
Et là, leur réponse a été unanime : “Ce qu’on aime, c’est que tu donnes l’info juste pile quand on en a besoin.”
J’ai réalisé : Avant, on valorisait les templates, outils et ressources bonus.
Maintenant ce que vos client·es attendent c’est que vous puissiez donner la bonne info au bon moment pour eux.
C’est ça le premium de l’accompagnement.
Le filtre, c’est savoir quoi donner et quand. Mais pour bien filtrer, il faut d’abord avoir accumulé quelque chose que l’IA n’a pas : le point de vue de quelqu’un qui a vraiment fait le travail avant.
Il y a deux ans, Emma facturait des espaces Notion à la journée. Livraison propre, client satisfait, elle était bonne exécutante.
Aujourd’hui elle travaille sur des missions de 3 à 6 mois. Elle a doublé, parfois triplé ses tarifs. Et ses clientes ne viennent plus lui demander un Notion : elles viennent lui demander comment reprendre le contrôle de leur business.
Ce qui a changé ?
Elle a commencé à partager son point de vue sur son domaine, construit avec son expérience.
Pour Emma, l’ennemi de l’organisation, c’est l’injonction toxique à la sur-performance. Elle le dit dans ses contenus. Elle le dit en session. Et ça a créé quelque chose d’inattendu : les clientes arrivent en disant “j’ai lu ce que tu écris, je veux travailler avec toi”. Pas “j’ai besoin d’un Notion”.
Elles viennent pour la position. Et elles restent pour la simplification.
Parce qu’Emma ne livre plus simplement un service, elle propose aussi une nouvelle vision du monde, nourrit de ses expériences.
Vous avez 2 pouvoirs que l’IA ne pourra pas copier et qui vous permettra de vendre du premium :
Emma n’est pas un cas isolé. C’est un pattern qu’on observe partout en ce moment chez les prestataires qui veulent commencer à mettre en avant la valeur stratégique de leur accompagnement.
Le truc, c’est que tout ça (le filtre, le point de vue, la posture de partenaire) ça ne s’improvise pas un mardi soir en regardant la vidéo du Golden Circle de Simon Sinek. Ça se construit. Et ça commence par savoir exactement ce qu’on pense de son sujet, et comment le dire d’une façon qui reste dans la tête des bonnes personnes.
Oser se valoriser

Julie & le scratch poli
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