La Masterscratch · gratuite, le 23/11 à 12h · Je m’inscris → (nouvel onglet)

Un Vert Citron, retour à l'accueil

Le Scratch MarketingDévelopper votre réseau

La Question de Cadrage

Ou comment devenir la star de l'afterwork ?

Par Mathilde Jadaud · · 6 min de lecture

Hellooo ! Aujourd’hui, je viens à la rescousse de toutes les personnes pour qui la question “Et toi, tu fais quoi dans la vie ?” donne envie de faire avance rapide ⏩ dans la vraie vie.

Et détrompez-vous !

Ce n’est pas une histoire de taille de business ou d’années d’expérience.

Je connais des gens brillants et TRÈS inspirants sur LinkedIn. Mais pour qui parler de leur métier dans un groupe pourrait déclencher une crise d’urticaire immédiate.

Je vous prépare une newsletter entière avec mes conseils pour parler de ce que vous faites et déclencher l’intérêt.

Mais aujourd’hui je vais vous donner une première astuce.

Répondez par la Question de Cadrage.

Dans cet article, nous allons voir :

  • Pourquoi la Question de Cadrage va faire de vous la star de l’afterwork réseau ?
  • Les 3 types de Questions de Cadrage
  • Le piège à éviter que ça fonctionne

Pourquoi la Question de Cadrage va faire de vous la star de l’afterwork ?

3 raisons à cela.

Raison n°1 : elle permet de prendre la température.

Vous allez pouvoir évaluer le niveau de connaissance de la personne face à vous sur votre domaine.

Exemple récent :

Une de mes clientes, rédactrice web SEO prépare un salon pro. Sa question de cadrage c’est : “Si je vous dis SEO et référencement Google, ça vous parle ou pas du tout ?”

Cette question permet rapidement d’évaluer le niveau de connaissance de la personne en face et d’éviter de partir dans un monologue avec un jargon trop technique, ou d’utiliser un vocabulaire trop vulgarisé pour quelqu’un qui s’y connaît bien.

Raison n°2 : Elle crée un dialogue

En posant la question “et vous, vous faites quoi ?”, l’autre personne s’attend à un monologue de votre part.

Oh, c’est mal vous connaître puisque vous lisez Scratch & Marketing *clin d’oeil* !

En posant la Question de Cadrage, vous l’impliquez directement dans la conversation !

Souvent les gens ne vous écoutent pas vraiment répondre, car ils sont trop occupés à répéter dans leur tête leur propre présentation.

Surtout si vous faites des événements réseau comme Go Entrepreneur, le salon SME ou autre style afterwork où tout le monde se présente.

En posant une question, vous interrompez la récitation mentale et vous l’ancrez avec vous.

Exemple récent d’une photographe pour entrepreneuses qui va souvent à des dejeuner d’entrepreneuses.

On a défini que sa question pouvait être : Vous vous êtes déjà offert un shooting pro ?

Le groupe de participantes est d’un coup impliqué dans sa présentation. Et mieux que ça : elle va peut-être déclencher une discussion collective suite à sa présentation. C’est l’assurance d’être mémorable.

Raison n°3 : Elle vous pose sur la bonne étagère mentale

Récemment j’ai animé un atelier pour le programme Outsider de Killian Talin à la Maison des Créateurs.

J’ai décidé de l’appeler Jardinage.

Le sujet c’était “comment avoir les bons réflexes pour planter les bonnes graines quand vous rencontrez quelqu’un et déclencher des opportunités naturellement.”

Si je peux appeler mon atelier Jardinage, c’est parce qu’en amont, je suis déjà identifiée dans la case : marketing et prise de parole auprès de Killian et des participant·es.

Si ma première présentation auprès de ces personnes était :

Je vous apprends à planter des graines pour…

Hop ! En 2 sec le cerveau de mon interlocuteur m’aurait rangée dans la case jardinage, peu importe la suite. Et pas facile d’en sortir après.

La toute première impression qu’on a de vous doit vous mettre dans la bonne catégorie. Et bien sûr après, vous pourrez affiner pendant la conversation !


Les 3 types de questions de Cadrage

1. La question de territoire

« Est-ce que tu connais [mon domaine] ? »

On vérifie si l’interlocuteur·ice connaît le terrain sur lequel on évolue.

→ « Est-ce que vous connaissez des entrepreneur·es ? » (ma question quand je dois pitcher à l’anniv d’un pote ingénieur par exemple)

→ « Vous êtes familier avec des ONG ? Vous devez sûrement en connaître ? » (pour une directrice artistique spécialisée pour les campagnes de financement des ONG internationales)

Quand l’utiliser : environnement mixte, soirée perso, contexte où on n’a aucune idée de qui on a en face.

2. La question de vécu

« Est-ce que tu as déjà vécu ça ? »

On part d’une expérience que l’autre a probablement vécue et qui est liée à ce qu’on résout. Ça crée un terrain commun émotionnel.

→ « Tu publies sur LinkedIn ? Ça t’arrive de te dire que ce que t’écris ressemble pas vraiment à ce que tu dirais en vrai ? »

→ La mienne quand je vais sur un salon : “Pas simple de devoir définir son travail en une ou deux phrases non ?”

Quand l’utiliser : événement réseau, contexte pro, quand on sait à peu près qui est en face mais qu’on veut impliquer émotionnellement.

3. La question de qualification

« T’en es où avec le problème que je résous ? »

La version la plus avancée. On ne vérifie plus si l’autre connaît notre monde. On vérifie où il en est par rapport au problème spécifique qu’on traite.

→ « Quand vous êtes en lancement d’un nouveau produit, vous faites appel à une équipe marketing externe ou vous faites tout en interne pour la com ? » (pour une directrice artistique dans le milieu du produit cosmétique)

→ « Vous organisez des séminaires de direction ? Qui les anime en général ? » (pour une facilitatrice pour comités de direction)

Quand l’utiliser : mastermind, événement très qualifié, conversation entre pairs où tout le monde est dans le milieu.


Le piège à éviter

Ça ne doit pas avoir l’air scripté !

Le but, c’est que ça transforme l’aspect monologue de la présentation en dialogue.

N’hésitez pas à ajouter des petits mots de remplissage (« Vous voyez… », « ça vous parle un peu… »).

Pour savoir si c’est naturel, faites le test en amont, à haute voix.

D’abord seul.

Puis devant votre chat.

Puis devant vos proches.

Et c’est même carrément ok de ne pas en avoir préparé et d’en improviser une devant la personne qui vous pose la question ! (Je fais ça tout le temps)

Vous pouvez aussi en avoir plusieurs selon les situations.

Et si vous connaissez un peu la personne en face, vous pouvez même la personnaliser !

Exemple :

Si je suis spécialiste podcast pour entrepreneurs.

Je rencontre une personne qui se présente d’abord et me dit qu’elle retravaille sa stratégie d’acquisition avec une coach récemment.

Quand elle me demande “tu fais quoi ?”, je peux introduire par : ben justement, j’imagine que t’as dû voir pas mal de stratégies avec ta coach pour générer du trafic sur ton site : prospection, pub, création de contenu… est-ce que vous avez parlé du podcast par hasard ?


Conclusion

Quand on vous demande ce que vous faites dans la vie, pas besoin de partir directement en monologue. Posez une Question de Cadrage !

La Question de Cadrage vous permettra de

  • Casser l’effet récitation
  • Mobiliser l’attention de vos interlocuteur·ices
  • et commencer déjà à planter des graines dans leur esprit sur ce que vous faites !

Allez-y faites le test !

Votre défi aujourd’hui :

Brainstormez sur une Question de Cadrage que vous pourriez poser avant de vous présenter !

Il y a déjà plein d’exemples dans l’article.

La newsletter du Scratch Marketing

Je décrypte les mécanismes derrière la réputation et je vous aide à marquer les esprits en présentiel, sans devoir être le centre de l’attention.

  • Des outils concrets pour vos conversations pro
  • La mécanique de la mémoire, expliquée simplement
  • Des histoires vécues avec mes coaché·es