
Mettez-moi de la f*cking couleur bordel !
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Le Scratch MarketingOser se valoriser
Comment j’ai transformé mon cerveau "trop technique" en force dans mon business.
Par Mathilde Jadaud · · 5 min de lecture
Vous avez déjà joué au Dixit ? Moi oui. Et sachez que je DÉTESTE ce jeu.
Et que c’est en partie à cause de ça que, quand j’ai commencé l’entrepreneuriat, j’ai cru que je ne pourrais jamais être cette entrepreneuse qui crée du contenu pour trouver des client·es.
Je vais vous raconter comment j’ai fait de mon passé d’ingénieure et de mon profil “trop technique” (celui à qui on a reproché son “syndrome de l’experte” quand elle créait) une force dans mon marketing.
Dans cet article je vais vous partager :
Ma première touche avec le marketing, c’est en école d’ingénieur.
Un collectif engagé dans mon école veut faire une campagne de communication sur la cup menstruelle. J’accepte de donner un coup de main mais le défi était de taille :
Comment faire une campagne de com’ en école d’ingé (donc devant 90 % de mecs de 20 ans) sur les protections menstruelles ? Il allait falloir être créative.
Quelques semaines après le lancement de la campagne, un jeudi soir, je suis en soirée étudiant, sur un canapé un peu miteux, une éco-cup de l’integ à la main.
Quand la nouvelle copine d’un de mes camarades de promo s’approche et me glisse à l’oreille :
“Au fait, merci pour ta campagne sur la cup menstruelle. Tu sais que c’est grâce à ça que lors de notre deuxième date, mon copain m’a impressionnée. Il connaissait plein de trucs, l’éponge naturelle, les culottes, le flux instinctif… un green flag de fou.”
J’ai ri.
Et j’ai compris que le marketing, c’était trouver le bon vaisseau pour transmettre des messages importants.

L’ingénierie m’a donné des outils formidables pour trouver des idées qui répondent à de vrais besoins. Mais c’était vraiment pas le bon endroit pour apprendre à se vendre.
Quand je commence l’entrepreneuriat, je reste dans cette logique.
Tu as un problème ? Voici la solution.
Je lis tout, je creuse les sujets, je vulgarise et je partage. Mes posts font des vues, des interactions… mais peu de ventes.

Là j’entends parler du “syndrome de l’experte”. Qu’il faudrait davantage “jouer sur l’émotion”.
Ok. Je change d’approche.
Je joue le jeu du marketing.
Je crée du contenu où je pointe les douleurs, j’appuie sur les envies. Je simplifie au maximum mon propos et joue à fond la carte de l’émotionnel.

Je rentre alors dans une traversée du désert.
Le genre de période où tu publies, tu continues, tu tiens… Mais tu as cette sensation que tu joues un personnage.
Mes posts sont marketinguement-corrects mais sonnent creux. Génériques.
Vous vous souvenez de mon histoire de Dixit ?
Le Dixit, c’est un jeu de cartes-images avec des dessins très conceptuels. Le but : faire deviner ta carte en donnant un seul indice. Tous les autres joueurs doivent la retrouver parmi toutes les autres cartes-images.
Le marketing, c’est un jeu infini de Dixit.

En marketing, il faut naviguer entre
Sauf en que en voulant “simplifier” et “rendre plus “émotionnel” mon contenu, j’avais perdu la chose qui faisait ma valeur.
Et c’est là que j’ai dû me regarder en face : ni l’une ni l’autre de ces cases n’était moi.
J’avais pas du tout envie de cacher mon appétence pour la profondeur ni mon amour pour aller au fond des concepts.
Puisque c’est JUSTEMENT ce que venait chercher ma cible.
Alors j’ai pris une décision : oui, je vais faire du marketing.
Parce qu’on est dans un monde où on n’écoute pas les meilleurs mais ceux qui parlent le mieux.
Mais je vais le faire à ma manière, avec de la technicité, de la profondeur, des concepts sourcés, et l’envie d’aller vraiment loin dans les sujets.
C’est le jour où j’ai accepté que je ne venais pas du monde du marketing. ET C’EST OK. Je suis une ingénieure qui avait dû se saisir du marketing parce que c’était une manière de donner de la portance à des sujets qui le méritaient.
Ce jour-là, j’ai pris mes compétences techniques, mon expérience, et je les ai enrobées de ce que j’ai trouvé de meilleur dans les domaines du marketing, de la rhétorique et des neurosciences.
C’est là que j’ai développé ma méthode : le marketing des technicien·nes et des nerds de leur sujet.
Pour celles et ceux qui ne veulent plus juste chercher de jolies phrases qui captent l’attention, mais partager leur intérêt pour leur sujet et transmettre leur enthousiasme.
Elle tient en 3 étapes :
Contrairement aux techniques marketing qui cherchent à créer de l’émotion dès le départ, ici on part de la technique, de l’expertise.
On trouve en quoi elle te différencie, quels sont tes propres concepts, ceux avec lesquels tu accompagnes tes client·es et qui font qu’ils et elles veulent bosser avec toi.
Mes client·es ne deviennent pas des expertes en marketing, c’est pas le but. Le but c’est de comprendre simplement quels outils utiliser pour que leur expertise se fasse une place, qu’on la remarque.
Et ne plus se travestir à essayer de cacher leur expertise pour rester accessible, mais qu’elle embrasse leur compétence parce qu’on va venir les chercher pour leur cerveau.
Après cet article je te recommande de lire celui sur la légitimité et la crédibilité construites. Car changer de posture et valoriser son expertise ça se fait souvent avec un invité surprise : Le syndrome de l’impositeur.
Oser se valoriser

Julie & le scratch poli
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